Description de la maladie
La Maladie de Crohn est caractérisée par une inflammation chronique de l'appareil digestif. La maladie fait alterner des phases d'activités, d'intensité variable, avec des phases de rémission qui peuvent être plus ou moins longues suivant les cas.
La maladie de Crohn est une maladie auto-immune, c'est-à-dire qu'elle est due à une hyperactivité du système immunitaire à l'encontre de substances ou de tissus qui sont normalement présents dans l'organisme. Le stress peut jouer un rôle dans l'évolution de la maladie, comme pour beaucoup de maladies chroniques.
Elle frappe à égalité les hommes et les femmes et touche le plus souvent les adultes jeunes (entre 15 et 30 ans). Elle peut toutefois se déclarer bien plus tôt ou bien plus tard.
Théoriquement, la maladie peut atteindre n'importe quel segment du tube digestif. Toutefois, elle siège le plus souvent au niveau du gros intestin ou côlon (on parle alors de colite), sur la partie terminale de l'intestin grêle ou iléon (on parle d'iléite) ou sur les deux segments (c'est l'iléocolite).
A l'annonce de cette maladie chronique, c'est-à-dire qui évolue lentement en faisant alterner des phases de poussées et de rémissions, les malades se demandent dans quelle mesure leur vie va être bouleversée. C'est une inquiétude bien sûr légitime. Il faut cependant toujours garder à l'esprit que la maladie de Crohn regroupent une grande diversité de pathologies. Pour la majorité des patients, la maladie n'aura qu'un faible impact sur la vie quotidienne. Pour d'autres, elle sera plus invalidante et demandera quelques aménagements. Les études, réalisées auprès des malades, montrent ainsi que la maladie n'est pas une frein aux études supérieures et 90 % des malades déclarent mener une vie professionnelle et amoureuse normale et satisfaisante.
Enfin, est-il utile de le rappeler, la Maladie de Crohn n'est pas une maladie contagieuse ni même héréditaire. Le risque de transmettre cette affection à ses enfants est en effet très faible (de l'ordre de 1 à 3 %) et la plupart du temps la question ne se pose même pas. Le risque est simplement un peu plus élevé si les deux parents sont touchés par la maladie!